Vous avez la tête trop occupée par vos idées et vos projets. Tellement que vous n’avez pas pensé à planifier de vacances ni même de courtes escapades estivales avec votre douce. Les milles détails de vos projets sont fascinants et vous ne voulez pas tant les encombrer des milles autres détails de l’organisation d’un voyage. Les billets d’avion, les assurances, les valises, les batteries, les cartes-mémoires, les cue-tips enroulés dans le kleenex, planifier les repas, arriver à temps pour le train, dealer un taxi. Tout ça pour quoi donc ? Vous êtes comme moi.
Il faut alors lire Les beaux pitons, le texte de Bruno Blanchet paru dans La Presse de samedi dernier. Les petits tracas redeviennent petits et on se rappelle pourquoi on veut voyager.
Vous aurez l’impression d’être le premier, et le seul, à jamais vous être baigné dans cette crique au clair de lune. Les étoiles vous souriront. Votre amoureuse s’endormira dans vos bras.
Vous serez seul sur terre. Vous. L’univers. Flash.
Tant qu’à moi, il me suffit parfois d’une montagne, d’un lac et/ou d’un feu de camp à 2h de Montréal pour retrouver le nirvana décrit par Bruno. Mais quand même, il a raison.

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