Machins Cossins

Je reviens du premier nouveau show des Moquettes Coquettes, et ce soir, j’ai troqué mon légendaire bagel du retour à la maison par un sous-marin Royal Spécial, le meilleur en ville. La raison est que j’ai trop trop trop faim encore, parce que j’ai essayé le ramadan aujourd’hui. Mais malheureusement, demain, j’abandonne.

Donc, revenons aux MC. Première fois que je les vois où que j’entends quoi que ce soit de ce qu’elles font, car elles ont trop longtemps été dans mon interminable liste d’artistes “à découvrir bientôt, peut-être demain”. Je dois avouer que malheureusement, certains sketchs ne m’ont pas fait rire du tout, ni même amusé. Ceci dit, c’est quand même un excellent show, surtout la deuxième partie. Grinçant à souhait, elles écorchent de bons sujets. Même si je ne les connaissait pas, leurs différentes personnalités se sont définies de façon très claire, les filles se reconnaissent et les gars reconnaissent une ex ou deux. Chapeau à Évelyne en artiste téteuse (Fabienne Couleurs?) et à Valérie en prêtre reverbéré cathédralement, et merci pour mon nouvel aimant de réfrigérateur!

Aussi, il parait que c’est bien agréable de faire du name-dropping, j’essaie mais je serai bref et à ma façon. D’abord, Daniel et Mara sont un couple trop beau, Pointy Peter est comique dans son costume de ninja-incognito (dommage, tout de même, d’avoir à te cacher parce que le monde devient stupide avec toi à cause de tes bonnes chansons) et Sunny a pissé dans ce que je venais de faire en me disant que ça ne le dérangeait pas…maudites flusheuses automatiques qui fonctionnent mal!

Ouin, pas si trippant que ça le name-dropping. Prochaine fois, ce sera du name-posing: inventer des noms à du monde nowhere qui ont retenu mon attention parce qu’ils étaient charmants dans leur non-célébrité.

Absurdités

Mon article des “âges 4et se lèvent” du mois passé ayant été assez populaire, j’ai reçu d’autres trucs tordants et/ou déconcertants. À mon tour maintenant de répandre la bonne nouvelle

D’abord, mon amie Émilie m’a envoyé des images (originales!) des meilleures absurdités qui lui sont tombées sous la main. J’ai retenue ma préférée, celle d’un jeune enfant de 9 ans, qui aimerait bien se déguiser en vampire pour l’Halloween qui vient. Mais ses parents ont décidé autrement, il sera vraisemblablement déguisé en mobilier de salon.

Ensuite, il y a ma mère qui, la semaine passée, s’est achetée une nouvelle poignée de porte…heum non…un nouveau crochet de serviette…haaaaAAA je sais plus! L’important c’est qu’elle ait pris le temps de le prendre en photo et de me l’envoyer.

Et finalement, une collègue de travail est revenue de vacances hier matin, et elle nous a ramené une belle surprise. En gambadant avec son copain en Ontario, ils ont croisé la boutique d’antiquité avec le meilleur nom au monde. Malheureusement, c’était fermé, l’antiquaire étant certainement en train d’essayer de mettre la main sur Chaise, 9ans.


DeadPeoplesStuff.ca

Moi, je m’enrejustre.

Parfois, je fais de petites découvertes extraordinaires. Quand je prends le temps de retracer dans ma tête tous les liens qui m’y ont mené, alors l’extraordinaire devient presque magique, ou bien comme tracé d’avance.

Ce soir, j’ai découvert Luc Ferrari que j’ai appris à connaître par Alex C., du blog de bandeapart.fm, qui nous parle du groupe Feu Thérèse (que je ne connais absolument pas), qui eux ont sorti au printemps un album inspiré (dédié?) à monsieur Ferrari. Puis en écoutant une entrevue que ce monsieur a accordée à ARTE radio.com peu de temps avant de mourir, dans laquelle il explique comment il s’intéresse à la musique qui se retrouve dans les sons qu’il enregistre, j’ai réalisé une chose incroyable. J’adore écouter des sons enregistrés.

Déjà, quand j’étais jeune, j’ai été mis en contact avec une enregistreuse à cassette. Je sais, tout le monde a fait ça, sauf que la mienne était une FisherPrice rouge portable avec un petit micro sur le côté (identique à la photo, cliquez dessus). Mon cousin et moi avons tout fait avec. J’ai d’ailleurs un bon souvenir de l’avoir accrochée à mon vélo, puis d’être allé faire le tour de la piste cyclable. Sur la cassette, on peut entendre le son des champs de criquets (qui sont aujourd’hui bourrés de bungalows), les chiens de banlieue que l’on croisait, ainsi que l’agressante voix non-muée de mon cousin qui criait après tout le monde. Un délice. Je me souviens aussi avoir été en ballade d’automne dans les Laurentides avec mon cousin, nos parents étant à la recherche d’un chalet à louer pour le temps des fêtes. Nous avions bien sûr amené l’enregistreuse et en avons agréablement abusé. Tellement que sur le chemin du retour, coincés dans la camionette, l’autorité parentale avait commencé à démontrer des signes de nervosité après avoir assisté (de force) à l’enregistrement de trente épisodes consécutifs de notre émission de radio communautaire intitulée Parler pour rien dire.

FicherPriceTape

Aujourd’hui, je n’ai pas beaucoup de souvenirs sonores, et je trouve ça dommage, sinon pour quelques enregistrements de musique auxquels je tiens beaucoup. Je crois que ce serait une bonne idée de m’équiper du nécéssaire afin d’enregistrer les sons qui m’entourent, et même des silences…des ballades, des conversations, des voyages, Sofia et Gregory les chats, des nuits de ruelles complètes, ma perruche, mon réfrigérateur qui démarre, les portes de mon appartement…Ah ça! Les sons de portes et de planchers qui craquent! Avouez que c’est fou. Je me souviens encore très bien de l’identité sonore des endroits où j’ai habité depuis que je suis tout jeune.

Pour le reste, mes amis s’occuperont de prendre des photos, de toute façon tout le monde possède une caméra digitale de nos jours (sauf Jules). Et éventuellement, pourquoi ne pas faire un podcast, comme tout le monde aussi (sauf moi).

Des pages et des pages

Je reviens de la libraire, le sac lourd de mots.

J’ai d’abord acheté Mañana, le dernier roman de Louis-Thomas Pelletier, collègue avec qui je n’ai jamais eu encore la chance de travailler. Je me suis aussi armé du nouveau Petit Robert 2007, parce que oui, je vis depuis près d’un an sans dictionnaire. Mais récemment, j’ai réalisé que de chercher l’orthographe d’un mot sur Google et de considérer celle qui retourne le plus grand nombre de résultats comme étant la bonne ne m’apprenait pas grand chose sur la langue française. Je me suis aussi procuré la nouvelle grammaire Grevisse, parce que j’ai encore de la difficulté avec les tout/tous, les pluriels de mots composés et l’écriture des chiffres sur mes chèques de loyer (ce pourquoi, depuis juillet, j’écris simplement “TROP CHER!!!” à la place).

Armé de mes nouveaux bouquins, je vais tenter quelque chose sans précédent…avoir des articles qui contiennent un plus grand nombre de commentaires que de fautes d’aurtografes. Pas facile, d’autant plus que ma meilleure commentarisateuse vient de pèter sa coche…

Bike Messengers Are on Crack

Si vous aimez le vélo (de route, en ville) et/ou que vous aimez NY, vous aimerez ce vidéo. L’histoire, c’est que des messagers à vélo de NY se sont organisé une petite course folle en plein centre-ville, l’un d’eux ayant filmé le tout à l’aide d’une caméra fixée à son casque. Ma la de.

  • 1m27: Remarquez la passe au travers les piétons
  • 2m06: comment traverser sur une rouge sans mourir
  • 2m16: comment couper un taxi sans mourir
  • 2m26: la gars en bleu fait signe “on passe on passe! pas de voiture en vue!”
  • 2m35: une nouvelle forme de covoiturage proposée par Kyoto (s’accrocher à une voiture)
  • 3m26: comment il fait pour passer là! il y a 1 pied entre la voiture et l’autobus!
  • 4m10: comment il fait pour tourner comme ça ?
  • 4m30: un petit peu de bus-sliding
  • 6m17: et on termine par une traversé du pont, superbe vue.

Mais attention, si vous êtes cycliste, ce vidéo réveillera en vous une soif de vitesse et une faim de “dépasser des autobus dans la voie de gauche”. Depuis que je l’ai regardé, j’ai eu la chance d’être pris dans le traffic deux fois au centre-ville…et Oh My God que je me suis amusé! (maman, ne t’inquiète pas, je ne passe pas sur les rouges)
Bonne route!

Le truc du magasin à rayon

Cette semaine, c’est une vraie mauvaise journée que j’ai eue. Pas d’histoire de noeuds de lacets, non non. Au travail, avec les amis, avec la famille…presque juste des mauvaises nouvelles et/ou des mauvais choix. Alors le soir, en finissant de travailler (overtime oblige), j’ai essayé quelque chose, en me disant que si ça fonctionnait, ça allait devenir un sacré truc. Et effectivement, un sacré truc.

Croyez-moi, si vous avez une journée de merde, une vraie, allez faire un tour chez La Baie. Car d’abord vous traverserez l’immense rayon (quadrilatère?) des parfums qui sentent trop fort, ce qui vous donnera l’étrange impression d’être dans un vieux film “class” (mon oeil gauche a même halluciné Scarlett Johanson en robe dorée. Pauvre oeil droit). Votre journée de merde sera déjà bien loin dans vos souvenirs, mais restera encore le petit sentiment de solitude nostalgique du gars qui magasine pour lui-même mais qui glande dans la section des parfums pour fille…

Alors ensuite, vous vous tromperez d’escalier automatique et vous vous retrouverez à l’étage des accessoires de cuisine en stainless. Là vous réaliserez que même si votre propre cuisine a besoin de rafraîchissement parce qu’elle vous donne une petite envie de vomir quand vous faites cuire une quîche, elle est tout de même plus charmante (avec son frigo jaune-vieux et ses tuiles turquoises-1992) qu’une cuisine en stainless qui ressemble à un garage de F1. Là, vous allez redescendre jusqu’à l’étage du bas, au sous-sol, où ils cachent le linge pour homme, ce pourquoi vous étiez entré dans le magasin au départ…il y a de ça plus de quarante-cinq minutes.

Au rayon des vêtements pour hommes, ne vous dirigez pas vers l’avant, où se trouvent les complets trop grands et trop larges pour vos petites épaules. Ne vous dirigez pas non plus à l’arrière, la seule place où la musique est différente et plus forte qu’aux quinze autres étages du magasin (de la guitare avec de la distortion!?! woah! je vais m’acheter un t-shirt à 45$ écrit Parasucco dessus!) Non. N’allez pas non plus aux rayons 50-60 ans, celui qui ressemble étrangement à un magasin de vêtements de golf, car vous n’avez pas encore l’âge de porter un pull jaune pâle noué par les manches autour du cou.

Ce que vous devez faire en sortant de l’escalier, c’est de tourner tout de suite à droite. Dirigez-vous vers la section des sous-vêtements. Choisissez-vous un modèle de boxer, foncé, en prenant bien soin qu’il ne soit pas trop lousse. Prenez-en autant de paires qu’il y a de journées dans votre semaine. Dirigez-vous ensuite vers le rayon des bas. Répétez les mêmes étapes (pas trop lousses, foncés, 7 fois). Payez, et avant de quitter la caisse, prenez une grande inspiration qui vous permettera de retraverser le rayon des odeurs de belles femmes sans avoir besoin de respirer. Sortez d’un pas rapide. Une fois sur le trottoir, vous pouvez respirer et marcher normalement jusqu’à votre chez vous (celui avec la cuisine turquoise).

Dans les jours qui suivront, vous découvrirez que l’élasticité encore bien ferme d’une bonne paire de bas et/ou de sous-vêtements neufs est ce qui se rapproche le plus du réconfort d’une maman.

Un porte-brosse à dent ? de quoi ?

Je me suis arreté à la pharmarcie tantôt. Je voulais m’acheter un porte-brosse à dent, du type qui est fait d’un verre avec un couvercle troué. J’ai fait les allées tout seul pendant dix minutes, puis je me suis informé. “Ha, ben on doit bien en avoir à quelque part…mais j’en ai jamais vu.” On a fait les allées ensemble, pendant dix minutes. Ils en ont jamais eu.

Si seulement j’avais voulu acheter un téléphone réusiné, une caméra numérique 0.7 mégapixels, un sac jumbo de Doritos ou bien un sac de Doritos jumbos, une PowerBar aux graines de citrouilles rôties dans de l’huile de canola doublement pressée à froid, un stylo qui allume quand tu écris avec…J’aurais certainement trouvé ce que je cherchais.

Mais non, moi le cave, j’ai eu l’idée idiote de chercher un article de salle de bain dans une pharmacie. Aussi bien chercher une aiguille dans une botte de petits bouts de métal très très minces et effilés. Pfffff!

Les petites niaiseries de mon été

Les grandes choses, comme les voyages et les projets qui vont bien (ou mal) on s’en souviendra toujours, peu importe quoi. Le problème, c’est de garder avec nous les petits détails. Et pourtant, ce sont eux qui nous font le plus souvent sourire (en tout cas, moi c’est comme ça) Voici donc des petites niaiseries de mon été 2006, juste pour ne pas les échapper dans l’oubliette.

La semaine passé, en marchant en forêt, nous avons trouvé une plante dont la fleur était la bouche des Rolling Stones en version jaune.bouche

En janvier, j’ai acheté un sac de patates. En février, j’ai oublié que j’avais acheté un sac de patates. En juin, j’ai retrouvé un sac de patate dans le fond de la dépense. Il avait germé considérablement. J’ai pris une patate et je l’ai mise dans la terre. Aujourd’hui, j’ai un plant de patate. Avoir su, j’aurai planté un épi de maïs et j’aurais mis la main sur un boeuf nain, question de me faire une petite portion de paté chinois maison en septembre.patate

En mai, j’ai eu un t-shirt promotionnel grand comme mes draps. “On pourrait entrer deux dedans” s’est avéré vrai.
tshirt

J’ai aussi découvert que la température optimale d’un bon vin blanc est celle du lac à côté duquel les coupes seront versées (et bues).
vin

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    My name is François Côté. I live in Montreal, QC, and I've been blogging in french for a couple of years.

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